Anatomie d'une fleur de chanvre : calices, pistils, bractées et sugar leaves
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SISU
Une fleur de chanvre rassemble plusieurs structures, chacune avec sa propre fonction. On parle de calices, bractées, pistils, sugar leaves, mais aussi de trichomes. Je te propose de décortiquer une fleur de CBD pour que tu puisses enfin mettre le bon nom sur ce que tu observes.
Quand tu achètes une fleur de CBD, tu reçois ce qu’on appelle couramment un “bud”. Pourtant, ce terme ne désigne pas vraiment une structure botanique simple. Il correspond en réalité à une inflorescence, c’est-à-dire un regroupement de nombreuses petites fleurs femelles.
Regarde attentivement un bud, tu verras que sa surface n’est pas homogène. Tu peux distinguer de petites structures serrées les unes contre les autres, des filaments qui dépassent, des petites feuilles et une multitude de minuscules glandes résineuses. Toutes ces parties font la structure de l’inflorescence.
Sur du chanvre cultivé pour ses fleurs, les inflorescences femelles sont particulièrement convoitées parce qu’elles concentrent des cannabinoïdes et des terpènes dans leurs trichomes glandulaires.
Le cannabis est une plante qui produit des fleurs mâles et femelles sur des individus différents dans de nombreuses variétés, même si certaines plantes peuvent présenter les deux types de fleurs.
Les fleurs femelles développent des structures reproductrices entourées de bractées et de calices et portent de nombreux trichomes glandulaires.
Sur les fleurs de cannabis, la terminologie du “calice” est un peu particulière. Les petites structures que l’on appelle souvent “calices” dans le vocabulaire de la culture correspondent en grande partie aux bractées florales très développées qui entourent les organes reproducteurs (ne t’en fais pas, je t’explique tout cela plus bas !).
Elles sont petites, serrées et généralement recouvertes de nombreux trichomes et représentent une part importante du volume visible d’une fleur.
Une bractée est une feuille modifiée associée à une structure reproductive de la plante. Sur le chanvre, les bractées situées autour des fleurs femelles sont particulièrement développées.
C’est justement là que le vocabulaire peut devenir trompeur ! Dans le cannabis, on parle très souvent de “calices” pour désigner ces structures, alors que la distinction botanique entre bractées et véritables sépales mérite d’être conservée.
Pour toi, le plus important est de retenir leur emplacement. Ces bractées entourent et protègent les structures reproductrices de la fleur et portent une forte densité de trichomes.
Les bractées et structures florales sont l’une des zones les plus riches en trichomes glandulaires. Ces petites glandes produisent notamment des cannabinoïdes comme le CBD ainsi que de nombreux terpènes. C’est ce qui explique l’aspect brillant, cristallin ou “givré” que peut prendre une fleur lorsqu’elle est abondamment couverte de trichomes.
La résine visible sur la surface d’un bud provient principalement de ces structures microscopiques.
Tu as probablement déjà remarqué les petits filaments blancs, jaunes, orange ou bruns qui dépassent d’une fleur de chanvre ? Ils sont souvent appelés “pistils”.
Botaniquement, le pistil désigne l’ensemble de l’organe reproducteur femelle. Les filaments visibles correspondent plus précisément aux stigmates, qui se trouvent à l’extrémité des styles.
Les stigmates ont une fonction reproductive. Ils permettent de réceptionner le pollen provenant d’une fleur mâle.
Lorsqu’une fleur femelle n’est pas pollinisée, elle continue à développer ses tissus floraux et ses trichomes.
Non, pas vraiment. Les stigmates peuvent changer de couleur au cours du développement et après la récolte. Ils passent généralement de teintes claires à des nuances plus foncées.
Mais attention au raccourci ! Leur couleur ne permet pas de déterminer précisément la concentration en CBD, la teneur en terpènes ou la qualité d’une fleur.
Les fan leaves sont les grandes feuilles emblématiques de la plante. Elles sont principalement destinées à la photosynthèse et se trouvent sur les tiges et les ramifications.
Les sugar leaves, elles, sont de petites feuilles qui émergent directement des inflorescences. Elles sont généralement plus courtes, étroites et fortement couvertes de trichomes. C’est cette apparence brillante et résineuse qui leur a valu leur nom anglais : “sugar leaves”.
Les sugar leaves sont situées au cœur et peuvent porter une quantité importante de trichomes glandulaires. Elles participent donc à la production et au stockage de cannabinoïdes et de terpènes. Leur concentration en trichomes peut cependant varier selon leur emplacement, leur développement et la génétique de la plante.
Après la récolte, les producteurs peuvent retirer une partie des sugar leaves lors du trimming afin d’obtenir une fleur plus nette en éliminant les tissus foliaires qui dépassent de l’inflorescence. Le degré de trimming varie selon les méthodes de production.
C’est donc en grande partie dans ces minuscules structures que se trouve la résine qui intéresse les producteurs de fleurs et d’extraits de CBD.